Des tatous à la recherche médicale

médiation scientifique
Santé / guyane

En Guyane, de nouveaux cas de lèpre ont été recensés alors que la transmission entre humains est maîtrisée. Les chercheurs ont besoin d’impliquer la population locale pour trouver la source et le mode de contamination.

L’Institut Pasteur, l’hôpital de Cayenne et le CIC-EC (Centre d’investigation clinique – épidémiologie clinique) se sont associés pour mener des recherches sur la réapparition de la lèpre. Les trois organismes et leurs chercheurs travaillent conjointement à déterminer le réservoir naturel.

Premier constat : la contamination arrive plus souvent à des personnes vivant dans ou près de la forêt. Parallèlement, au Brésil voisin, des études ont révélé la présence du bacille de la lèpre parmi les tatous. Ces animaux aussi présents en Guyane pourraient donc être porteurs. La transmission est possible en chassant, nettoyant ou mangeant du tatou.

Pour valider cette hypothèse il fallait collecter au moins 300 échantillons de l’animal. The ink link a alors reçu comme mission de créer un support attrayant, adressé aux habitants pour les encourager à donner les corps et organes (surtout la rate) de tatous rencontrés.

Notre artiste Gaëlle Hersent s’est portée volontaire pour ce projet. Elle a déjà passé quelques mois dans la région et connait bien l’environnement, une mission d’immersion n’a donc pas été prévue.


Nous nous sommes accordés sur la réalisation de plusieurs illustrations et d’une affiche adressée aux chasseurs et aux gens de passage. Elles seront distribués dans les lieux fréquentés par les chasseurs et en ligne. Voici donc les visuels qui permettent de rendre l’étude scientifique concrète et d’expliquer facilement comment prélever les organes.